Mauvais goût dans la bouche cancer : causes et solutions efficaces

mauvais goût dans la bouche cancer

Vous avez remarqué un changement dans le goût des aliments depuis le début de votre traitement contre le cancer ? Vous n’êtes pas seul. Cette altération du goût, appelée dysgueusie, touche environ la moitié des patients en cours de traitement. Et oui, il existe des solutions pour retrouver le plaisir de manger.

🔍 Type de trouble 📊 Fréquence 💡 Solutions principales ⏱️ Durée
Goût métallique Le plus fréquent en chimiothérapie Couverts en plastique/bois, éviter viande rouge, aliments froids, bonbons citron/menthe 1 à 2 mois après fin du traitement
Goût amer/acide Fréquent, lié au reflux gastrique Ajouter miel ou sirop d’érable, menthes, rinçages au bicarbonate Variable selon traitement
Goût fade/perte totale 50% en chimiothérapie, 90% en radiothérapie tête/cou Épices, herbes, ail, marinades, exhausteurs de goût naturels Récupération progressive post-traitement
Distorsion saveurs 1 personne sur 6 au diagnostic Équilibrer avec citron, vinaigre balsamique selon perception Temporaire, plusieurs mois possibles

Qu’est-ce que la dysgueusie et pourquoi touche-t-elle les patients atteints de cancer

La dysgueusie se caractérise par une altération de la perception du goût et des saveurs. En temps normal, nos papilles gustatives détectent six goûts distincts : salé, sucré, acide, amer, umami et gras. Lorsqu’on souffre de dysgueusie, cette perception est complètement chamboulée.

Plutôt que de ressentir ces saveurs normalement, vous pouvez développer un goût parasite persistant : métallique, amer, acide ou même sucré. Ce goût désagréable peut apparaître en permanence ou seulement lors de la consommation de certains aliments. Dans certains cas, les patients perdent complètement leur sens du goût ou ont l’impression que tous les aliments ont le même goût fade.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près d’une personne sur six souffre de troubles du goût au moment du diagnostic de leur cancer. Cette proportion grimpe considérablement pendant les traitements, avec plus de la moitié des patients sous chimiothérapie et plus de 90% des patients recevant une radiothérapie au niveau de la gorge et de la bouche qui développent ces troubles.

Les différents types de mauvais goût liés au cancer

Le mauvais goût dans la bouche peut se manifester de plusieurs façons distinctes. Comprendre votre type spécifique de dysgueusie vous aidera à mieux y faire face.

Le goût métallique

C’est probablement le plus fréquemment rapporté par les patients en chimiothérapie. Ce goût de métal est particulièrement prononcé avec certains médicaments comme le cisplatine, qui peut provoquer cette sensation métallique dès sa perfusion. La viande rouge est souvent l’aliment qui déclenche le plus cette sensation désagréable.

Le goût amer ou acide

Certains patients décrivent une sensation amère persistante en bouche, même sans avoir mangé. Ce goût peut être lié au reflux acide, fréquent chez les patients sous traitement, où l’acide gastrique remonte dans l’œsophage.

Le goût trop salé ou trop sucré

Parfois, les aliments qui étaient normalement sucrés ou salés perdent complètement leur goût, ou au contraire, deviennent excessivement salés ou sucrés. Cette distorsion des saveurs peut rendre l’alimentation particulièrement difficile.

La perte totale de goût

Certains patients ne ressentent plus aucune saveur, comme si leurs papilles gustatives étaient complètement endormies. Cette condition, parfois appelée anosmie lorsqu’elle s’accompagne d’une perte d’odorat, peut sérieusement affecter l’appétit.

Pourquoi les traitements du cancer affectent-ils le goût

Plusieurs mécanismes expliquent pourquoi votre perception du goût est altérée pendant le traitement du cancer. Comprendre ces causes peut vous aider à mieux gérer le problème.

La chimiothérapie endommage les cellules à croissance rapide, et cela inclut malheureusement les cellules de vos papilles gustatives. Ces cellules se renouvellent normalement tous les 10 jours environ, mais les médicaments de chimiothérapie perturbent ce processus naturel.

La radiothérapie de la tête ou du cou peut directement endommager les papilles gustatives et les glandes salivaires. Moins de salive signifie une bouche plus sèche, ce qui favorise l’accumulation de bactéries et altère la perception du goût. La salive joue un rôle essentiel dans notre capacité à goûter les aliments.

Certains médicaments associés au traitement du cancer peuvent également être responsables. Les opioïdes utilisés contre la douleur, certains antibiotiques et les médicaments d’immunothérapie peuvent tous modifier votre sens du goût.

Les infections ou plaies buccales, fréquentes pendant le traitement, perturbent également les papilles gustatives. Le muguet buccal, une infection fongique, peut créer une sensation cotonneuse et un goût désagréable.

Enfin, il existe une théorie selon laquelle une association mentale entre le traitement et certains aliments peut créer une aversion gustative, même si le mécanisme exact n’est pas complètement compris.

Les conséquences de la dysgueusie sur votre santé

Au-delà du simple désagrément, les troubles du goût peuvent avoir des conséquences réelles sur votre santé pendant cette période où votre corps a besoin de toutes ses forces pour combattre la maladie.

Lorsque la nourriture n’a plus bon goût, voire a carrément mauvais goût, vous avez naturellement moins envie de manger. Cela peut entraîner une perte de poids involontaire, alors que maintenir un poids stable est crucial pendant le traitement du cancer.

La diminution de l’apport alimentaire peut provoquer des carences nutritionnelles. Votre corps a besoin de calories et de nutriments pour guérir, réparer les tissus endommagés et maintenir votre système immunitaire en état de marche.

La déshydratation est un autre risque, particulièrement si les boissons ont également un goût désagréable. Un déséquilibre électrolytique peut s’installer, affectant le fonctionnement de vos organes.

Une mauvaise nutrition ralentit la guérison et peut même compromettre l’efficacité du traitement. C’est pourquoi il est si important de parler de ces troubles du goût à votre équipe soignante et de chercher activement des solutions.

Solutions pratiques pour gérer le goût métallique

Le goût métallique est l’un des troubles les plus fréquents. Voici des stratégies concrètes qui ont fait leurs preuves auprès de nombreux patients.

Abandonnez temporairement vos couverts en métal. Utilisez plutôt des fourchettes et cuillères en plastique, ou mieux encore, des couverts en bambou ou en bois. Ce simple changement peut faire une différence étonnante.

Concernant les protéines, si la viande rouge a un goût métallique, tournez-vous vers d’autres sources : poulet, dinde, poisson, œufs, légumineuses ou beurres de noix. Ces alternatives sont généralement mieux tolérées et tout aussi nutritives.

Les aliments froids ou à température ambiante ont souvent un goût métallique moins prononcé que les plats chauds. Essayez des salades de poulet, du poisson froid, ou des smoothies protéinés bien frais.

Ajoutez un peu d’édulcorant naturel comme le sirop d’érable ou le miel à vos plats. Cette touche sucrée peut masquer le goût métallique sans dénaturer complètement le plat.

Sucez des bonbons durs au citron ou à la menthe (sans sucre de préférence) entre les repas. Mâcher des glaçons peut également aider à rafraîchir votre bouche et à atténuer ce goût désagréable.

Conseils pour retrouver le plaisir de manger malgré les troubles du goût

Vidéo de CANCER DE LA BOUCHE – Causes, symptômes et types de …

Même si votre perception du goût est altérée, il existe de nombreuses astuces pour rendre les repas plus agréables et vous assurer un apport nutritionnel suffisant.

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Si quelque chose vous semble bon à un moment donné, mangez-le immédiatement. Vos préférences peuvent varier d’un jour à l’autre, voire d’une heure à l’autre. Profitez des moments où votre appétit se manifeste.

Évitez de manger quelques heures avant et après votre séance de chimiothérapie. Cela peut aider à prévenir l’association mentale entre un aliment que vous aimez et les nausées ou le mauvais goût.

Expérimentez avec les températures. Certaines personnes préfèrent les aliments réfrigérés ou congelés pendant cette période. Les sucettes glacées, le yaourt glacé ou les smoothies bien frais sont souvent mieux tolérés.

Fractionnez vos repas : plutôt que 2 ou 3 gros repas, optez pour 4 à 6 petits repas tout au long de la journée. Cela semble moins décourageant et aide à maintenir votre apport calorique.

Faites mariner vos viandes dans des jus de fruits sucrés, des sauces aigres-douces ou de la vinaigrette. Ces marinades peuvent masquer les goûts désagréables et attendrir la viande.

N’hésitez pas à utiliser généreusement des herbes fraîches, des épices, du citron, de l’ail ou des sauces savoureuses. Si les aliments vous semblent fades, rehaussez-les avec ces exhausteurs de goût naturels. Attention cependant si vous avez des aphtes : évitez alors les agrumes et les épices.

L’importance cruciale de l’hygiène bucco-dentaire

Maintenir une bouche propre et saine est absolument essentiel pour minimiser les troubles du goût pendant le traitement du cancer.

Brossez-vous les dents, la langue et les gencives avant et après chaque repas. Cela élimine les bactéries qui peuvent s’accumuler et aggraver le mauvais goût. Utilisez une brosse à dents à poils souples pour ne pas irriter vos gencives, qui peuvent être sensibles pendant le traitement.

Utilisez un gratte-langue quotidiennement. Les bactéries s’accumulent particulièrement sur la langue, et les éliminer peut grandement améliorer le goût en bouche.

Faites des bains de bouche réguliers. Vous pouvez utiliser une solution simple d’eau gazeuse avec du jus de citron (si vous n’avez pas de lésions buccales) ou une cuillère à café de bicarbonate de soude alimentaire dans un verre d’eau. Ces rinçages aident à neutraliser les odeurs et à rafraîchir votre bouche.

Si vous avez la bouche sèche, ce qui est fréquent pendant les traitements, buvez de l’eau régulièrement par petites gorgées tout au long de la journée. La salive joue un rôle crucial dans la perception du goût, et rester hydraté aide à en maintenir la production.

Mâchez du chewing-gum sans sucre ou sucez des bonbons durs sans sucre. Cela stimule la production de salive naturellement et peut masquer temporairement les mauvais goûts.

Adaptations alimentaires selon vos symptômes spécifiques

Chaque type de trouble du goût nécessite des ajustements alimentaires particuliers. Voici un guide pratique selon votre situation.

Si tout a un goût fade

Ajoutez des épices, herbes aromatiques, ail, oignon, gingembre ou autres aromates à vos plats. Utilisez du sel de mer, du tamari ou de la sauce soja pour rehausser les saveurs. Les marinades avant cuisson peuvent également intensifier le goût des aliments.

Si les aliments semblent trop salés

Ajoutez quelques gouttes de jus de citron ou de citron vert (½ cuillère à café suffit souvent). L’acidité contrebalance la perception du sel. Privilégiez les plats maison plutôt que les produits industriels, naturellement plus salés.

Si les aliments semblent trop sucrés

Quelques gouttes de jus de citron ou de lime peuvent également aider à équilibrer une perception trop sucrée. Le vinaigre balsamique fonctionne aussi dans certains plats.

Si vous avez un goût amer persistant

Ajoutez au contraire un peu d’édulcorant naturel comme du miel, du sirop d’érable ou de l’agave. Essayez les menthes, chewing-gums ou glaçons aromatisés pour rafraîchir votre bouche entre les repas.

Si vous avez des aphtes ou des plaies buccales

Optez pour des aliments doux et faciles à manger : bananes, pastèque, fraises, poires, compote de pommes, riz, pain grillé, beurre de cacahuète, sucettes glacées, yaourt, fromage cottage, soupes crémeuses, purées. Évitez absolument les agrumes, les aliments épicés ou acides qui irriteraient davantage.

Quand et comment en parler à votre équipe médicale

Il est crucial de communiquer ouvertement avec vos soignants sur vos troubles du goût. Beaucoup de patients hésitent à en parler, pensant que c’est un détail mineur, mais c’est loin d’être le cas.

Informez immédiatement votre médecin si les problèmes de goût vous ont amené à arrêter de manger ou de boire, ou si vous avez perdu 2,5 kilos ou plus sans effort. Une perte de poids rapide peut compromettre l’efficacité de votre traitement.

Mentionnez tous les médicaments que vous prenez, y compris les compléments en vente libre. Certaines combinaisons de médicaments peuvent aggraver les troubles du goût. Votre médecin ou pharmacien pourra peut-être ajuster votre ordonnance.

Si vous envisagez de prendre des suppléments comme le zinc, parlez-en d’abord à votre médecin. Certaines études suggèrent que le zinc pourrait aider, mais il peut interagir avec d’autres médicaments.

N’hésitez pas à demander une consultation avec un diététicien spécialisé en oncologie. Ces professionnels connaissent parfaitement les défis nutritionnels liés au cancer et peuvent vous proposer des stratégies personnalisées.

Signalez également si vous développez d’autres symptômes comme des saignements des gencives, une sécheresse buccale extrême, des difficultés à avaler ou des taches blanches dans la bouche. Ces signes peuvent indiquer des complications nécessitant un traitement spécifique.

Remèdes naturels et astuces du quotidien

Plusieurs solutions naturelles et pratiques peuvent vous aider à mieux vivre avec ces troubles du goût au jour le jour.

Rincez-vous la bouche avec une solution de bicarbonate de soude (une cuillère à café dans un verre d’eau tiède) plusieurs fois par jour. Cette solution alcaline neutralise les goûts acides et rafraîchit la bouche.

Consommez des aliments probiotiques comme le yaourt nature, le kéfir ou les aliments fermentés. Ils aident à maintenir un bon équilibre de la flore buccale et peuvent prévenir certaines infections qui aggravent le mauvais goût.

Si vous fumez ou vapotez, c’est le moment idéal pour arrêter. Le tabac aggrave considérablement les troubles du goût et ralentit la guérison de votre bouche. Demandez de l’aide à votre équipe soignante si nécessaire.

Utilisez un humidificateur dans votre chambre, surtout la nuit. L’air humide aide à prévenir la sécheresse buccale qui aggrave les troubles du goût.

Limitez votre consommation d’alcool et de caféine, qui déshydratent et peuvent intensifier le mauvais goût en bouche.

Essayez de faire vos repas dans une ambiance agréable et conviviale. Mettez une belle table, ajoutez des fleurs, mangez en famille ou entre amis quand c’est possible. Le contexte positif peut aider à compenser partiellement les troubles du goût.

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Préparez des plats visuellement attractifs. Même si le goût est altéré, la présentation colorée et appétissante peut stimuler votre envie de manger.

Gérer l’impact psychologique et émotionnel

Les troubles du goût ne sont pas qu’un problème physique. Ils peuvent avoir un impact émotionnel significatif qui mérite d’être reconnu et adressé.

Perdre le plaisir de manger peut être source de frustration et de tristesse. La nourriture est bien plus qu’un simple carburant : elle est liée à nos souvenirs, à notre culture, à nos moments de convivialité. Se retrouver privé de ce plaisir simple peut affecter votre moral.

Certains patients développent une anxiété autour des repas, craignant le mauvais goût ou redoutant de ne pas réussir à manger suffisamment. Cette anxiété peut créer un cercle vicieux qui aggrave la perte d’appétit.

N’hésitez pas à exprimer vos sentiments à vos proches, à un psychologue ou dans un groupe de soutien. Partager votre expérience avec d’autres patients qui traversent la même épreuve peut être particulièrement réconfortant.

Soyez patient et bienveillant envers vous-même. Certains jours seront meilleurs que d’autres. Il est normal de ne pas réussir à manger autant que vous le souhaiteriez. L’important est de faire de votre mieux sans vous culpabiliser.

Certains patients choisissent d’éviter temporairement leurs plats préférés pendant le traitement. L’idée est d’éviter de créer une association négative entre ces aliments et le mauvais goût, pour pouvoir les apprécier à nouveau après la guérison.

Les aliments à privilégier pendant cette période

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Même avec des troubles du goût, certains aliments sont généralement mieux tolérés et vous aideront à maintenir un bon apport nutritionnel.

Les protéines blanches sont souvent mieux acceptées que la viande rouge : poulet, dinde, poisson blanc, œufs. Préparez-les de différentes façons pour varier les plaisirs.

Les smoothies et boissons protéinées sont excellents car ils permettent d’apporter beaucoup de calories et de nutriments dans un petit volume. Vous pouvez y ajouter des fruits, des légumes, du beurre de noix, des graines de chia ou de lin.

Les aliments riches en graisses saines apportent beaucoup de calories dans de petites portions : avocat, huile d’olive, noix, graines, beurres de noix. N’ayez pas peur des graisses pendant cette période où chaque calorie compte.

Les fruits frais et juteux comme la pastèque, les fraises, les poires ou les pêches sont rafraîchissants et hydratants. Leur texture agréable compense souvent une altération du goût.

Les soupes crémeuses et bouillons sont nourrissants, faciles à avaler et peuvent être enrichis en calories avec de la crème, du fromage ou du beurre.

Les aliments à texture douce comme le fromage cottage, le yaourt grec, la compote, la purée de pommes de terre enrichie au beurre sont généralement bien tolérés.

Ce qu’il faut savoir sur la durée et l’évolution des troubles du goût

La bonne nouvelle, c’est que pour la plupart des patients, les troubles du goût sont temporaires.

En général, le sens du goût commence à revenir à la normale un à deux mois après la fin du traitement. Les cellules des papilles gustatives se régénèrent progressivement une fois que la chimiothérapie ou la radiothérapie est terminée.

La récupération peut cependant être progressive et variable. Certaines saveurs peuvent revenir avant d’autres. Vous pourriez retrouver d’abord la perception du sucré, puis du salé, et enfin de l’amer.

Pour les patients ayant reçu une radiothérapie importante au niveau de la tête et du cou, la récupération peut prendre plus de temps, parfois plusieurs mois, voire dans de rares cas laisser des séquelles durables.

Certains facteurs peuvent accélérer la récupération : une bonne hygiène bucco-dentaire, l’arrêt du tabac, une alimentation variée dès que possible, et le maintien d’une bonne hydratation.

Il est important de continuer à stimuler vos papilles gustatives en essayant régulièrement différents aliments et saveurs, même si ce n’est pas agréable dans l’immédiat. Cela peut aider à accélérer la récupération de votre sens du goût.

Stratégies pour maintenir un apport calorique suffisant

Lorsque manger devient difficile, il faut parfois faire preuve de créativité pour obtenir les calories nécessaires sans se forcer à manger de grandes quantités.

Enrichissez systématiquement vos plats. Ajoutez du beurre, de la crème, de l’huile d’olive, du fromage râpé à vos préparations. Une cuillère à soupe d’huile d’olive apporte 120 calories, et elle se glisse facilement dans une soupe ou sur des légumes.

Privilégiez les aliments à haute densité calorique. Par exemple, une poignée de noix apporte plus de calories qu’une pomme entière, dans un volume bien moindre.

Les compléments nutritionnels oraux comme les boissons protéinées spécialement formulées peuvent être utiles. Discutez avec votre diététicien des options disponibles. Certaines peuvent être prises en charge par l’assurance maladie.

N’hésitez pas à accepter l’aide de vos proches pour la préparation des repas. Parfois, l’odeur de cuisson aggrave les nausées et le mauvais goût. Manger des plats préparés par d’autres, que ce soit la famille, les amis ou des plats achetés, peut vous aider.

Gardez toujours à portée de main des en-cas nutritifs : barres protéinées, fruits secs, noix, fromage, yaourt. Grignotez dès que l’envie se présente, sans attendre les heures de repas traditionnelles.

Vivre avec les troubles du goût au long cours

Même si les troubles du goût sont généralement temporaires, il est important de développer des stratégies pour bien vivre cette période qui peut durer plusieurs mois.

Tenez un journal alimentaire où vous notez les aliments qui passent bien et ceux qui sont difficiles. Vos préférences peuvent évoluer au fil du traitement, et ce suivi vous aidera à identifier ce qui fonctionne pour vous.

Restez en contact régulier avec votre diététicien. Des ajustements fréquents de votre plan alimentaire peuvent être nécessaires à mesure que votre traitement progresse et que vos symptômes évoluent.

Explorez de nouvelles recettes et cuisines. Parfois, des plats que vous n’aviez jamais essayés auparavant peuvent étonnamment bien passer pendant cette période. La cuisine asiatique avec ses saveurs umami, par exemple, est souvent mieux tolérée.

Concentrez-vous sur la texture et la température autant que sur le goût. Un aliment peut être plaisant à manger pour sa texture croquante ou crémeuse, même si son goût est altéré.

Rappelez-vous que cette situation est temporaire. Dans quelques mois, vous pourrez à nouveau savourer vos plats préférés. En attendant, chaque bouchée que vous réussissez à avaler contribue à votre guérison et à maintenir vos forces pour combattre la maladie.

Les troubles du goût pendant le traitement du cancer sont certes difficiles à vivre, mais avec les bonnes stratégies et le soutien approprié, vous pouvez maintenir une nutrition suffisante et traverser cette épreuve. N’oubliez pas que votre équipe soignante est là pour vous accompagner, alors n’hésitez jamais à partager vos difficultés et à demander de l’aide.

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Camille Renier

Pharmacienne de formation et de passion, je mets mon expertise au service de votre santé au quotidien. À travers ce blog, je partage avec vous mes conseils professionnels, mes recommandations éclairées et mon regard de spécialiste pour vous accompagner vers un bien-être durable, en alliant rigueur scientifique et approches naturelles.

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